Baisse de la DGF pour les communes : 2/3 des collectivités frappées de plein fouet dans le Val-de-Marne

Baisse de la DGF pour les communes :
2/3 des collectivités frappées de plein fouet dans le Val-de-Marne

La Fédération du Val-de-Marne du Parti socialiste et l’Union des élus socialistes et républicains dénoncent la réduction conséquente des dotations globales de fonctionnement versées par l’État aux communes et déplore les mensonges répétés du Président de la République à ce sujet.

Alors que 46 % des communes françaises seront affectées par cette décision présidentielle prise sans concertation préalable des élus locaux, le Val-de-Marne paye un tribut plus lourd que la moyenne nationale, avec 30 communes sur 47 concernées.

Jonathan KIENZLEN, Premier secrétaire fédéral du PS 94, rappelle que la réalité est loin de la vision fantasmée par l’Elysée : « Dans le Val-de-Marne, une ville comme Chevilly-Larue doit subir une des baisses les plus importantes de tout le pays, avec une diminution de la DGF de 59 % – soit 232 220 euros par an, ce qui correspond à la masse salariale et sociale du personnel d’entretien et de restauration d’une petite école maternelle. »

Sarah TAILLEBOIS, Présidente de l’UDESR 94 ajoute « de plus en plus d’élus municipaux me font part de leurs inquiétudes pour l’avenir de leur commune, qui a déjà été altéré par la suppression des contrats aidés et par les nombreuses menaces de fermetures de classes à la prochaine rentrée. »

Le Président de la République, qui avait annoncé lors de sa séquence promotionnelle du 12 avril dernier au journal télévisé de TF1 qu’il avait « tenu son engagement de ne pas baisser les dotations de l’État aux communes », est une nouvelle fois surpris en flagrant délit de mensonge aux Français.

Peut-être saurait-il, s’il avait été élu local ou s’il était moins entouré de technocrates, quelles sont les contraintes drastiques qui pèsent actuellement sur nos collectivités ?

Ou peut-être que tout cela est fait à dessein, afin de placer nos communes sous tutelle ou sous étroite surveillance financière, et ainsi les contraindre à conclure des « contrats de bonne gestion » rédigés par les préfets, et enlevant aux élus démocratiquement élus par les citoyens, tout pouvoir ?

Jonathan KIENZLEN, Premier secrétaire fédéral du PS 94
Sarah TAILLEBOIS, Présidente de l’UDESR 94